Attaques de Smara et Boukraa

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Attaques de Smara et Boukraa
Description de cette image, également commentée ci-après
Positions défensives sur le mur des sables près de Boukraa en mars 1982
Informations générales
Date , , et
Lieu Région de Smara, Sahara occidental
Issue Victoires marocaines
Belligérants
Drapeau du Sahara occidental RASD Drapeau du Maroc Maroc
Commandants
Sidi Ahmed El Batal[1] Ahmed Dlimi[N 1]
Meki Najji

Guerre du Sahara occidental

Batailles


1975
  • Farsia, Dcheira, Haouza et Mahbes
  • Lagouira (en)
  • Aïn Ben Tili
  • Zouerate
 
1976
  • Argoub
  • Aïn Ben Tili (janvier)
  • Amgala 1
  • Amgala 2
  • Aousserd
  • Laâyoune
  • Tarfaya
  • Bir Moghreïn 1
  • Zouerate
  • Mijek
  • Bir Moghreïn 2
  • Bir Moghreïn 3
  • Nouakchott
 
1977
  • Offensive du Martyr-El-Ouali (Amgala
  • Tidjikdja
  • Argoub
  • Tifariti
  • Tichla
  • Zouerate (mai)
  • Boukraa
  • Nouakchott
  • Haouza
  • Lamnia (juillet)
  • Zouerate (août)
  • Lamnia (août)
  • Deglebat-Leglia
  • Bir Gandouz
  • Oum Drouss)
  • Lamantin
 
1978
  • Motlani
  • Oum Dreyga
  • Sidi Amara
 
1979
 
 
  • Guelta Zemmour (mars)
  • Oum Ghreid
  • Sidi Amara
  • Smara
  • Guelta Zemmour (oct)
 
  • Ras-el-Khanfra
  • Smara
 
 
  • Farsia (février)
  • Tichla
  • Farsia (novembre)
  • Oum Dreyga
 
  • Oum Dreyga (janvier)
  • Oudei-N'zaran
  • Fam El Hisn
  • Haouza
  • Oum Dreyga (septembre)
 
  • Guelta Zemmour
  • Haouza
  • Amgala
  • Guelta Zemmour et Amgala
  • Offensive de Tifariti (en)
 

Attaques sur le mur des sables (1980-1991)
Attaques sur le train minéralier Nouadhibou-Zouerate (1975-1978)

 
Données clés

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Les attaques de Smara et Boukraa ont eu lieu en pendant la guerre du Sahara occidental près de Smara. Le Front Polisario essaie en vain d'attaquer le 1er mur des sables qui protège le « triangle utile » Laâyoune-Smara-Boukraa.

Contexte

Étapes de la construction du mur des sables. En 1982 le mur ne protège qu'une petite partie du Sahara occidental.
La bande transporteuse de Boukraa au début des années 1970. Bloquée par les raids du Polisario, elle est relancée au début des années 1980[réf. nécessaire].

La bataille a lieu à l'approche du 19e congrès de organisation de l'unité africaine qui doit se tenir à Tripoli[N 2],[2]. Elle met fin à une trêve de six mois[L 1]. Sous la direction du colonel Meki Najji, chef de secteur[3], et du colonel-major Ahmed Dlimi, commandant de la zone sud, les forces armées royales relancent la construction d'une nouvelle ligne de défense 15 km devant Smara tandis que l'exploitation du phosphate est relancée à Boukraa[4].

Attaque du 3 juillet

Le Polisario attaque au nord de Smara le 3 juillet pour empêcher la construction de la nouvelle ligne de défense. Il engage 2 bataillons et quelques BMP-1[4] et Panhard AML[5]. L'attaque est repoussée grâce l'aviation marocaine[6]. Si le Polisario annonce trente véhicules et plusieurs canons ont été détruits et que 150 Marocains tués en cinq heures de combat[7], l'agence MAP annonce que les Marocains ont eu 7 tués et 20 blessés[8]. Les indépendantistes auraient perdu 4 Land Rover Series et 2 Toyota Land Cruiser[4].

Attaque du 15 juillet

Le Front Polisario relance une attaque le 15 au même endroit avec deux ou trois bataillons. L'attaque est repoussé, le Maroc annonçant avoir tué plus de soixante indépendantistes et détruit 4 véhicules[4].

Attaque du 19 juillet

Le 19, une unité sahraouie d'une centaine de véhicule attaque près du Draa Afrafir, à l'ouest de Boukraa. Elle aurait perdu de nombreux morts et seize véhicules[4].

Attaque du 22 juillet

Une dernière attaque le 22 juillet dans la région de Lagueidat, toujours avec deux ou trois bataillons. Selon un communiqué du Polisario cité par l'agence APS, les Marocains auraient perdu plus de cent tués mais Rabat ne reconnait la mort que de deux soldats[3].

Conséquences

Les attaques toutes repoussés, ne parviennent pas à empêcher la construction de la nouvelle ligne de défense en deux semaines. Les Marocains peuvent montrer aux journalistes un BMP-1 et d'autres véhicules capturés[3]. Le fait que le Maroc ait proposé à des journalistes de venir visiter le champ de bataille montre que les forces armées royales ont vaincu les indépendantistes lors des affrontements[4].

Annexes

Notes

  1. Commandant de la zone sud
  2. La réunion sera finalement annulée à cause du conflit tchado-libyen

Sources bibliographiques

  1. Verniot, p. 355.

Références

  1. (en) Thomas Hollowell, Allah's Garden : A True Story of a Forgotten War in the Sahara Desert of Morocco, Urbana (Illinois), Tales Press, , 196 p. (ISBN 978-0-9641423-9-8, présentation en ligne), p. 117
  2. « Sahara occidental », dans Journal de l'année 1982, Larousse (lire en ligne), p. 42-43
  3. a b et c Roland Delcour, « Le Front Polisario a subi une série d'échecs au cours des dernières semaines », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  4. a b c d e et f Roland Delcour, « L'armée marocaine a repoussé trois attaques du Polisario contre les lignes fortifiées », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  5. (es) AFP, « El Polisario afirma haber dado muerte a 150 marroquíes en Smara », El País,‎ (lire en ligne)
  6. Roland Delcour, « Rabat annonce la reprise de l'exploitation des phosphates de Bou-Craa, interrompue depuis six ans », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  7. (es) Manuel Ostos, « El Polisario afirma haber dado muerte a 150 marroquíes en Smara », El País,‎ (lire en ligne)
  8. « Maroc », Le Monde,‎ (lire en ligne)

Bibliographie

  • Olivier Vergniot, « La question du Sahara occidental 1981-1982 », Annuaire de l'Afrique du Nord, Éditions du CNRS, vol. 21,‎ , p. 331-387 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi

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